Editos

Le blog de Pierre Auguste

Palabres sous l'arbre de la connaissance 16-Mésestime de l'humanité

 

Au terme de ces tours de piste préparatoires à l’élection présidentielle, l’enfant du peuple, que je suis, est agacé par la mésestime dans laquelle les protecteurs du peuple tiennent l’humanité. 

Mépris, rancœurs et pessimisme sourdent de la plupart des discours. Selon le distillat que l’on peut en faire, l’humanité se partagerait en deux catégories irréconciliables. D’un côté ceux qui ne sont bons qu’à exploiter leurs semblables et qu’il faut impitoyablement matraquer. De l’autre ceux qui ne sont bons qu’à être exploités et qu’il faut pitoyablement mettre en curatelle.

Finalement les discours ont l’effet inverse de celui qui est attendu. Les uns se mettent en position défensive en attendant des jours meilleurs. Les autres attendent qu’on les protège du pire faute de recevoir le meilleur.

Chacun voit croître et se multiplier la médiocrité dans laquelle nous entraîne cette asthénie attentiste. Mais nul ne mesure bien les efforts à consentir pour enfin en sortir.

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Palabres sous l'arbre de la connaissance 15-Informatique et Information

 

L’homme est un animal paresseux. Le plus oisif de la nature. Mais c’est un paresseux créatif qui a beaucoup travaillé pour s’épargner des fatigues. C’est ainsi qu’il a inventé l’esclavage, le joug, le collier, l’animal de trait. Pour se déplacer plus rapidement et sans efforts il a inventé les éperons, et plus tardivement les gaz chauds. Pour ne pas surcharger sa mémoire, il a inventé la tablette d’argile. Pour compter sans se lasser il a inventé les bûchettes, les jetons, le boulier, plus tardivement la Pascaline, plus tardivement encore l’ordinateur.

Pour transmettre l’information sans peine, il a inventé le messager, les ronds de fumée, les signaux lumineux, plus tardivement l’imprimerie, et successivement le sémaphore, le télégraphe, le téléphone la radio, la télévision et finalement Internet et le téléphone, portable sur les trottoirs. Désormais nul ne peut ignorer ce que font et où sont ses proches, même les plus lointains.

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Palabres sous l'arbre de la connaissance 14-Médecine et Technologie

 

Le poète disait que « l’homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux. » 

En nos temps de religion écologique, on n’a toujours pas peur des mots et on dirait plutôt que l’homme refuse d’être un animal comme les autres.

L’homme a toujours dédaigné ces médiocres cadeaux de la nature que sont les maladies, les difficultés d’assurer sa subsistance, la prison de sa complexion. Et c’est ainsi qu’il a inventé Médecine et Technologie qui sont sœurs jumelles, filles d’Audace et de Génie. Et qui taillent leur chemin au cours du temps en conservant les acquis par une quête opiniâtre du renouveau.

On peut y voir une leçon politique qui disqualifie les batailles perpétuelles opposant conservateurs et progressistes.

Certes la médecine et la technologie ont chacune leurs spécificités mais elles se sont souvent rencontrées sur les méthodes et les moyens. Elles partagent de plus en plus leurs recherches et leurs actions sur des objectifs et des objets communs.

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Palabres sous l'arbre de la connaissance. 13-Du travail estudiantin au travail professionnel

 

Des voyants ultra-lucides nous annoncent la fin du travail. On se demande à quoi servira leur cerveau quand ils ne pourront plus le faire travailler.

S’il est un mot de la langue française qu’il faut employer avec précaution c’est bien celui qui désigne la principale occupation des hommes et évoque la plupart des actions qui leur procurent les moyens de vivre. Allez expliquer cela aux sommités qui se sont mises en travail pour accoucher de notre suprême souris politique et prétendent penser pour nous.

Contre toute logique on tente de nous faire accroire que le travail rémunéré est menacé d’extinction. Par une singulière conception de la société on veut oublier que le travail salarié résulte d’un excédent de charge des entreprises et des entrepreneurs individuels.

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Palabres sous l'arbre de la connaissance 12-L'esprit de justesse

J’avais en projet d‘écrire une page sur les mathématiques. Je n’y ai pas tout à fait renoncé mais j’en ai banni le titre car le mot « mathématique » est un épouvantail. D’emblée il vous fait perdre la plupart de l’audience que vous escomptiez. Escompter c’est déjà compter. Et compter est gênant pour les bien-pensants qui ont négligé d’apprendre à compter, ou qui veulent dépenser sans compter… l’argent des autres.

Sauve qui peut revoilà la mathématique !

En notre pays où fleurissent tant de bons mathématiciens, nous traînons une prévention contre les mathématiques que nous devons en partie à Blaise Pascal. (1623-1662).

J’ai une grande admiration pour Pascal, mathématicien précoce, précurseur du calcul des probabilités, inventeur de la roulette et du limaçon, physicien de première grandeur, constructeur d’une machine à calculer, créateur d’une entreprise de transports publics par coche…J’avoue ne pas le suivre quand il propose de parier sur l’existence de Dieu ou oppose esprit de géométrie et esprit de finesse pour se défendre des brocards de son copain Méré qui lui reprochait de s’enfermer dans un monde inaccessible au commun des mortels.

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Palabres sous l'arbre de la connaissance 11-Les Arts

 

Nous vivons sous l’emprise des systèmes. C’est un excellent système. Nous y trouvons la source de tous nos malheurs car la crise systémique est à la fois la rage, la peste et le choléra de la société d’aujourd’hui. C’est reposant pour le sens de la responsabilité.

Autrefois le système était modeste et se contentait de systématiser les pensées. Avec le progrès tout est devenu système.

Les philosophes n’avaient pas attendu les technologues pour nous « ensystémer ». Chacun y va de son petit « systus » pour nous apprendre à vivre.

En tête de son« Système Des Beaux Arts » Alain (1868-1951) affirme que chaque œuvre parle pour elle-même par l’émotion qu’elle produit. Tout semble là être dit et bien dit. Cela n’empêche pas l’auteur d’en écrire deux-cent-cinquante-deux pages et, si l’on ajoute ses « Vingt Leçons Sur Les Beaux Arts », ses « Entretiens Chez le Sculpteur » et sa « Visite au Musicien » cela fait cinq-cents pages à parler de choses qui parlent d’elles-mêmes.

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Palabres sous l'arbre de la connaissance. 10-Sur les chemins de la complexité

 

La technologie naquit le jour où un primate se saisit d’une branche morte pour atteindre un fruit hors de portée. Cependant qu’un sien cousin cassa quelque noix avec un caillou.

La rencontre de ces deux familles et de ces deux techniques engagea l’humanité sur les chemins des complications sociales et de la complexité technologique.

Nous laisserons aux politiciens le soin de démêler et emmêler les complications sociales. Nous, héritiers d’homo faber, savons que c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Nous assumerons notre « bornitude » en réfrénant toute tentation de divagation sur les sentiers, rebattus et bourbeux, de la politique. Nous nous bornerons donc ici à la complexité technologique et systémique.

Après les avoir améliorés en les appointant, et après les avoir essayés à de nombreux autres usages, les deux compères s’avisèrent de rabouter leurs outils pour améliorer les performances de leurs chasses et mieux trucider leurs concurrents.

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